L'adaptation scolaire dans un nouveau pays n'est pas toujours facile pour les enfants

Expatriation au Maroc : comment soutenir votre enfant dans son adaptation scolaire ?

Quitter la France pour s’installer au Maroc est un choix de cœur que font de plus en plus de familles marocaines résidant à l’étranger. Toutes ont ce désir profond de vouloir retourner aux sources afin de renouer avec leurs racines et d’offrir à leurs enfants une éducation ancrée pleinement dans la culture marocaine. Or, la transition ne se passe pas toujours comme prévu. On idéalise souvent l’expatriation, parfois en la teintant de rêves un peu irréalistes.

Si les adultes vivent ce nouveau départ avec enthousiasme, comme un nouveau challenge à relever, pour les enfants, quitter la France peut être vécu tel un profond bouleversement. Nés et ayant grandi dans l’Hexagone, les enfants peuvent vivre ce changement comme un profond bouleversement. Nouveaux repères, nouveaux amis, changement de rythme et parfois même de langue d’enseignement : chaque détail a son importance dans ce processus d’adaptation.

Chez Madariss Oum El Ghait, nous accueillons des enfants fraîchement arrivés de France et nous savons combien il est primordial d’accompagner les élèves dans cette période délicate de leur vie. Comment aider l’enfant à passer ce cap en douceur ? Quelles routines mettre en place pour faire de l’expatriation une transition réussie aussi bien dans le système éducatif que dans la vie de tous les jours ? Aujourd’hui sur le blog, nous partageons avec vous quelques conseils concrets pour accompagner votre enfant avec sérénité dans cette nouvelle aventure.

Accompagner l’enfant dans sa transition scolaire

Quitter un pays ne se résume pas seulement à un changement de lieu de vie. C’est tout un ensemble de repères qui s’éclipse pour laisser place à un autre tout neuf, même s’il nous est quelque part familier, même si c’est notre pays d’origine.  Un enfant qui a toujours connu le système scolaire français peut vivre l’insertion dans le système scolaire marocain comme un véritable choc culturel.

Mais si certains élèves arrivent à verbaliser leurs ressentis, d’autres se murent dans un silence. Un silence qui peut se traduire par de la tristesse, un renfermement sur soi, de l’anxiété, un manque de motivation et parfois même le décrochage scolaire.

Créer un cocon rassurant à la maison

L’école, c’est important. Or, on oublie parfois que la véritable adaptation de l’enfant commence surtout à la maison. C’est là qu’il se sent libre d’être lui-même, qu’il peut exprimer ses sentiments, ses émotions.  C’est bien chez lui qu’il échange le plus avec ses proches, qu’il peut relâcher la pression après une journée bien remplie, après des efforts accomplis que nous parents, ne voyons pas toujours à l’œil nu. Raison pour laquelle il est important qu’il s’y sente bien, assez pour ne pas devoir cacher à son entourage son mal-être lorsqu’il traverse une période difficile. En tant que parents, nous devons créer cet espace rassurant dans lequel nos enfants s’y sentent écoutés et soutenus.  

Se mettre à la place de l’enfant 

On s’imagine souvent que les enfants vont naturellement prendre leurs marques quand on décide de s’installer au Maroc. Les choses ne sont pas aussi simples, surtout lorsqu’ils ont passé plusieurs années en France. Il est vrai qu’ils connaissent le Maroc comme destination de vacances mais y vivre au quotidien est une toute autre réalité. Certains se sentent entre deux eaux, deux mondes, deux cultures. Il n’est ni totalement ici, ni totalement là-bas. Dans ces moments-là, ce que l’enfant attend de ses parents, ce n’est pas forcément des solutions. Il veut qu’on l’écoute, qu’on le comprenne, ne cherche pas par tous les moyens de le convaincre que ses peurs ne sont pas fondées, que tout passera, que le Maroc est le meilleur choix. On l’écoute sans l’interrompre, sans minimiser ses ressentis, sans le comparer avec d’autres enfants.

Donner de l’importance à l’enfant 

Entre toutes ces petites choses du quotidien, il y a ces précieux moments que l’on peut créer avec nos enfants pour adoucir leur transition et faire toute la différence. Organiser un repas en famille sans téléphone, une balade rien qu’avec papa ou maman, une partie de sport ou de jeux de société en famille. Ces routines simples, ces gestes tendres sont le ciment même de ce cocon familial. Plus il est solide, plus il renforce l’amour et la confiance dans la famille Un foyer qui rassure, qui ancre des repères et apaise, surtout dans une période de changement est essentiel pour permettre à l’enfant de s’épanouir. Donnez-lui de l’importance, montrez-lui que vous l’aimez de manière inconditionnelle et que vous serez toujours là pour lui. 

Quelques gestes simples qui peuvent vraiment faire la différence :

  • Un petit moment câlin ou papotage chaque soir avant le coucher,
  • Une activité en famille qu’il aime vraiment (même simple,
  • Un mot d’encouragement glissé dans sa trousse ou son cartable,
  • Un plat ou une pâtisserie qui lui rappelle un bon souvenir de France.

Et du temps, juste du temps… sans attente de performance, car donner du temps aux gens qu’on aime est bien ce qu’il y a de plus précieux. Surtout aux enfants !

(Re)trouver sa place parmi les autres enfants

S’intégrer dans un nouvel environnement scolaire est une chose, mais s’y faire de nouveaux amis en est une autre. Se sentir à sa place dans l’école, échanger avec aisance avec les camarades, ne pas se sentir à l’étroit dans la cour de récréation, rire, jouer, tisser des liens avec les autres élèves, etc. Tout ceci est un tout autre défi lorsque l’on change d’école et surtout de pays. Et lorsque les choses ne sont pas aussi fluides qu’elles ne l’étaient avant, l’enfant se sent très vite plus vulnérable.

De plus, les enfants qui arrivent de France ont souvent des références différentes, un accent aussi parfois, une manière de parler ou de réagir totalement opposée à celle des enfants nés et vivant au Maroc. Ce petit décalage peut créer des incompréhensions voire  un sentiment d’être à part, presque déconnecté. 

Et pour un enfant, ne pas se sentir à sa place peut vite devenir lourd à porter, surtout s’il est sensible ou timide. Il peut craindre de ne pas être assez marocain, de ne pas être compris, ou de ne pas savoir comment se faire accepter.  Raison pour laquelle l’accompagnement de l’enfant doit s’étendre au-delà de l’école.

Créer du lien même à l’extérieur

Chez MEG, nous encourageons les enfants à tisser des liens à travers les activités sportives, artistiques et ludiques. Parce que souvent, c’est en jouant, en partageant, en bougeant ensemble qu’ils apprennent à se découvrir et à dépasser leurs différences.

Et à la maison, on peut aussi aider l’enfant à créer du lien à l’extérieur. Les forcer à aller vers les autres est contre-productif, les échanges doivent être intuitifs. Il faut les accompagner doucement en leur proposant par exemple d’inviter leurs camarades à partager un goûter à la maison, à faire une activité sportive en dehors des heures de classe. Une simple balade en forêt ou en bord de mer est tout aussi bénéfique. 

 Le but étant de partager un moment ensemble afin d’ouvrir une communication et d’établir de véritable connexion qui aboutira à long terme sur une amitié durable. Il suffit juste d’ouvrir les premières portes. Tisser du lien social, comme toute construction, prend du temps. On essaie, on fait des erreurs, on réajuste, on recommence ; avec amour, patience et bienveillance, tout le temps. 

Quelques clés pour aider votre enfant à s’ouvrir aux autres :

  • Valoriser ce qui le rend unique ( par exemple lui montrer que sa double culture est une richesse non pas une barrière).
  • L’encourager à parler de ses passions avec ses camarades : elles sont souvent le meilleur moyen de créer des liens avec les autres.
  • Lui rappeler que ce n’est pas grave s’il ne se fait pas des amis tout de suite, qu’il a le temps.
  • L’aider à passer des moments avec ses camarades en dehors des cours à l’extérieur ou à la maison.

Votre enfant doit surtout sentir qu’il est libre de parler de ce qu’il vit avec vous, sans filtre, sans travestir sa vision des choses pour vous satisfaire. Cet espace sécuritaire qu’il trouvera en vous sera une clé pour s’ouvrir aux autres facilement. 

Le double cursus : une passerelle entre deux systèmes

Depuis quelques années, de plus en plus d’expatriés français viennent s’installer à Témara. Étant nous-mêmes expatriés, nous savons ô combien il est important de mettre très vite en place  ce qu’il faut pour que les enfants trouvent vite leurs repères sur place. Et le choix de l’école est très important. 

On sait tous que la double culture est une richesse, mais seulement lorsque les deux cultures se côtoient sans préjugés, sans jugements, ni raccourcis. Elles doivent pouvoir et savoir s’apprivoiser. 

S’adapter dans un nouveau pays, une nouvelle école, un nouvel environnement  prend du temps… et c’est tout à fait normal. Chaque retour au pays est une histoire et une expérience unique. Certains enfants trouvent rapidement leurs marques, d’autres auront besoin de plus de temps, d’écoute et d’attention. Tout comme certains adultes d’ailleurs. En tant que parents, vous faites déjà beaucoup. Continuez à les rassurer, à les soutenir, à leur montrer qu’ils ne sont pas seuls face à ce grand chamboulement. Et gardez en tête que cette expatriation est une opportunité incroyable que vous leur offrez : celle de grandir entre deux cultures, de s’enrichir de leurs racines et de leur histoire.

Choisir sans faire de faire concession 

Chez MEG, nous avons décidé de proposer un double cursus aux élèves pour faciliter leur transition scolaire. Sur place, ils peuvent très vite se sentir perdus. Lorsque nous avons choisi de mettre en place cette possibilité de passer les diplômes marocain et français à la fois, nous voulions rassurer aussi bien les parents que les élèves. En tant que parents, nous savons combien il est parfois difficile pour les enfants de trouver leurs marques dans leur nouvelle école marocaine. Nous avons voulu que ce nouveau système, qu’ils intègrent en se sentant parfois étrangers, leur devienne très vite familier. Soutien scolaire pour se remettre à niveau en arabe, professeurs formés aux deux systèmes, activités extrascolaires : tout a été réfléchi et pensé pour rendre la transition scolaire des enfants d’expatriés plus agréable et plus douce.  A Madariss Oum El Ghait, nous croyons profondément que l’expatriation n’est pas un obstacle, mais bien une richesse. Une aventure humaine qu’il faut accompagner avec patience, avec bienveillance et avec des repères solides.

Et n’oubliez pas que ce que votre enfant retiendra, ce n’est pas s’il a eu du mal à s’adapter ou non. Ce qu’il retiendra, c’est la façon dont vous l’avez accompagné dans ce changement. Et c’est bien ceci qui fera toute la différence : votre présence et votre soutien indéfectible. 

Si vous êtes expatriés à Témara et que vous souhaitez découvrir notre école, prenez dès maintenant rendez-vous avec nous pour une visite guidée de Madariss oum El Ghait. Nous nous ferons un plaisir d’échanger avec vous sur la façon dont nous accompagnons les enfants dans leur transition scolaire dans un cadre bienveillant et multilingue. Contactez-nous pour planifier votre visite !